L'HISTOIRE
Après l'avènement de la Deuxième République en 1848, chacun rêvait de devenir propriétaire et les plus pauvres ne possédant rien s'attaquèrent au défrichage de la garrigue autour du village pour y planter la seule culture qui pouvait pousser dans ces terres arides : la vigne.
Mais avant de planter il fallait épierrer, car au fur et à mesure que l'on labourait la terre, les pierres calcaires " montaient " à la surface et toute la famille déposait ces cailloux aux limites des parcelles.
Les paysans travaillaient des terres qui continuaient à appartenir à la commune mais des baux emphytéotiques leurs permettaient de jouir des récoltes.
Ainsi ces paysans augmentaient leurs revenus en cultivant la vigne en plus de leur travail de salariés agricoles et ceci dura jusqu'à la Première Guerre Mondiale où, d'une part le phylloxéra détruisit la vigne française et d'autre part les hommes n'étaient plus là pour replanter et travailler ces parcelles.
Alors la commune reprit possession de ce qui devenait des friches et les cabanes et les murailles construites pendant de longues années devenaient ruines.

Accès
Depuis Carcassonne, le carrefour de Bezons et la D201, passez à l'Ouest de Conques-sur-Orbiel.
De suite après le village, prenez à gauche la D901 qui est indiquée "Salitis".
Suivez cette petite route pour trouver sur votre droite un petit panneau "Capitelles" et une route en terre caillouteuse.
Vous pouvez garer votre voiture à cet endroit, il y a toute la place voulue.

LA CONSTRUCTION
Les Capitelles sont des constructions en pierres sèches, c'est-à-dire sans ciment, ni mortier, sans fondation, monocellulaire, au sol de terre battue, avec des murs épais (environ 70 cm ), avec une seule ouverture vers le sud, d'une surface intérieure de plus ou moins 3 m2, de dimensions extérieures d'environ 3 m x 3 mètres.
Les Capitelles carrées ou rectangulaires dans leur partie inférieure se terminent par une voûte semi-sphérique, le rattrapage se faisant par des pierres plates appelées corbeaux barrant les angles.
Les Capitelles ont des fausses voûtes ou voûtes en encorbellement dont l'orifice terminal est couvert d'une grosse pierre claivière au dalle de recouvrement.
L'ouverture de la porte est surmontée d'un linteau de pierre monobloc quelquefois associé à un triangle de décharge pour consolider l'ensemble.
Trois dates de construction sont gravées sur les Capitelles : 1875, 1877 et 1880.
SAUVEGARDE du PATRIMOINE
En septembre 1995 le Foyer Laïque de Conques sensible aux problèmes de l'environnement et de la protection de la garrigue s'est ému de voir disparaître un patrimoine construit par nos arrière-grands-parents au siècle dernier.
C'est donc une trentaine de personnes adhérentes du Foyer Laïque, bénévoles, qui se retrouvent une demi-journée par semaine autour des cabanes, ou Capitelles (nom que l'on retrouve le plus souvent dans le Gard).
Après 1300 heures de travail un premier circuit a pu être fléché. Il comprend treize Capitelles toutes restaurées. Les cabanes servaient d'abri pour les viticulteurs pendant les intempéries, c'est le circuit de Caucalière.


CIRCUIT n° 1
La plaine de la Cocalière, paysage à fleur de pierre
Distance 4,5 km Durée environ 2h30 13 capitelles balisage orange
La circuit de la plaine de la Cocalière vous conduit au nord-est de la forêt communale à travers les reboisements installés depuis 1986, après l'incendie qui a dévasté plus de 250ha en 1979.
La première capitelle rencontrée offre un ensemble de construction assez impressionnant. Un pont enjambant la légère dépression permettait de véhiculer la vendange d'une parcelle à l'autre sur cet ancien site viticole.
Le caniveau en pierre platées dans le sol, sur votre gauche, canalisait les eaux découlement. En haut du ruisseau, un abri contre le vent termine l'ensemble de l'aménagement du site.
Sur ce circuit, vous découvrirez les pittoresques 'Siamoises', capitelles accolées, uniques dans la région.
Deux autres capitelles enduites à la chaux ont servi aux bergers des troupeaux andorrans qui venaient, depuis le XIXème siècle et jusque dans les années 1960, passer l'hiver dans la garrigue.
CIRCUIT n° 2
Les murailles d'Aribaud, au fil des murettes
Distance 2,4 km Durée environ 1h30 10 capitelles circuit bleu
Le circuit des murailles d'Aribaud vous amène au nord-est de la forêt communale, dans les paysages de la Montagne Noire.
Sur ce circuit, 'l'Embarrado' a été restaurée et agrandie, aménagée en aire de pique-nique. Protégés du mauvais temps, du vent ou d ela chaleur, vous pourrez y partager une repas en toutes circonstances...
Le chemin du retour vous offre un point de vue sur la magnifique chaîne des Pyrénées.


CIRCUIT n° 3
Le ruisseau de la garrigue, sur les traces de l'eau
Distance 2,1 km Durée environ 1h15 11 capitelles balisage vert
Sur le circuit du ruisseau de la garrugue vous pourrez apercevoir quelques oliviers ayant résisté aux diverses gelées qui ont suivi son introduction dans la région depuis lépoqie gallo-romaine, au coeur d'une végétation plus dense et plus épaisse que sur les circuits précedents.
La première capitelle rencontrée, baptisée 'La Mignarda', possède un dome particulier à quatre degrés.
Sur les capitelles suivantes, 'les assiétadous' (pierres en sillies intégrées dans le mur extérieur) permmettent de s'assoir pour une pose.
Plus loin, le dôme d'une capitelle a été recouvert de terre pour la protéger de l'érosion. Chaque année au printemps, il se colore de bleu et de jaune avec la floraison d'iris nains.
La dernière camitelle du circuit, 'la Samparella', possède un abri à mulet dont le toit était recouvert de tuiles jusque dans les années 1940, date de sa dernière période d'utilisation.
CIRCUIT n° 4
Le cagarot, la conque de Russec
Distance 2 km Durée environ 1h 8 capitelles 1 draille balisage rose
Le départ du sentier du Cagarot ne se situe pas au niveau du panneau de départ comme les trois autres.
Pour y accéder, vous devez tout d'abord suivre le sentier "Les Murailles d'Aribaud" (balisage bleu) sur environ 600m dans le bon sens du parcours.
A partir de L’Embarado, débute la boucle « Le Cagarot » (balisage rose).
Passer devant 'la dansaïro' (surnom donné à la personne exploitant la parcelle), puis près d'une garenne ou abri à lapins : la garenne de gauby.
Il s'agit du circuit le plus boisé, pinset chênes verts vous offriront une ombre rafraichissante en été.
Le point de vue sur la ferme de Russec et sur la conque du cagarot, magnifique cirque de calcaire où coule le Russec, est sûrement le plus beau du circuit qui en compte plusieurs.
Vous longerez ensuite une importante draille aux murettes reconstituées.
C'est le chemin qui menait les troupeaux de Conques à Villardonnel lors de la transhumance.
A ce jour 250 mètres ont été reconstruits.


CIRCUIT n° 5
Le Clos du vitrier
Distance 0,5 km Durée environ 30 mn 3 capitelles 1 draille balisage ?
Ce cinquième circuit a été inauguré il y peu de temps est le plus court de tous.
Il se compose de trois capitelles, de vastes murailles et deux garennes.
Au départ, il surplombe la combe de Russec, puis rentre dans les terres par de ptits sentiers parfumés.
LA DRAILLE
Le groupe des 'forçats des pièrres sèches' a réhabilité une draille (chemin empierré et limité par deux murets), c'est le chemin qui menait les troupeaux de Conques à Villardonnel lors de la transhumance.
A ce jour 250 mètres ont été reconstruits.

